Dans une première lettre du 5 septembre 1993 (D.II/214-216), le juge d'instruction confirme au commissaire de la police de sûreté qu'il a prévu "des opérations d'une certaine envergure" pour le 30 septembre 1993 : " Il apparaît en effet, au vu du dossier, que la prétendue victime de l'agression du 24 juin dernier sur les Jeunes- Rives et ses accompagnants n'ont pas dit toute la vérité, leurs déclarations étant d'ailleurs contradictoires. " Le juge d'instruction donne ensuite les détails de l'opération, prévoyant entre autre que B.H., G., A.H., K., C.H. et S.H. soient interpellés par les polices concernées, tôt le matin, sur la base du mandat d'amener annexé.