dirigée, que le suspect, au sujet duquel on peut nourrir certains doutes sur une participation éventuelle aux faits dénoncés" (Piquerez, op.cit., no 1180). Une fausse déposition du suspect n'entraîne pas une condamnation pour faux témoignage (RJN 1993 p.138-139); elle pourra toutefois justifier cas échéant une poursuite pénale pour induction de la justice en erreur (art.304 CP) ou entrave à l'action pénale (art.305 CP; Piquerez, op.cit., no 1175). 3. Selon les recourants, leurs témoignages lors de l'interrogatoire du 30 septembre 1993 sont nuls, car le juge d'instruction les a considérés plus comme des suspects que des témoins.