Ils estiment qu'il procède d'une fausse application de l'article 307 CP et se base sur des constatations de fait arbitraires, en violation de l'article 4 Cst. G. et S.H. font valoir qu'ils ont été considérés par le juge d'instruction, lors de l'interrogatoire du 30 septembre 1993, plus comme des suspects que comme des témoins et que, partant, l'infraction de faux témoignage ne peut plus être retenue à leur égard. C. La présidente du tribunal correctionnel ne formule ni observations ni conclusions. Le ministère public conclut au rejet du pourvoi, sans formuler d'observations. C O N S I D E R A N T e n d r o i t 1