Il convient donc de casser le jugement entrepris. Le vice l'affectant pouvant être réparé, la cause sera renvoyée devant le Tribunal de police du district de Neuchâtel, qui devra entendre W. au moyen d'un interprète et réinterroger le prévenu, puisque celui-ci conteste les propos que lui prête le premier juge. On relèvera à ce sujet que, dans son recours, K. prétend s'être arrêté (p.3), alors qu'il avait déclaré à la police le 7 février 1995 qu'il n'avait aucune raison de s'arrêter, sous-entendant ainsi que tel n'avait pas été le cas.