Il ne ressort toutefois pas du procès-verbal d'audience que le prévenu aurait donné son accord à cette façon de procéder. Le tribunal aurait donc dû recourir à un interprète, permettant au témoin de s'exprimer librement dans sa langue maternelle et au prévenu de lui poser d'éventuelles questions complémentaires. Cette solution s'imposait d'autant plus que ce témoignage a eu une importance décisive dans l'appréciation du cas par le premier juge. 4. Il convient donc de casser le jugement entrepris.