Le rapport de police mentionnait d'ailleurs ce problème et le témoin, dans sa lettre du 27 août 1995, demandait à être entendu par le tribunal en présence de quelqu'un parlant l'allemand, ce qui n'a pas été le cas. Dans ses observations, le premier juge explique que le témoin s'est exprimé partiellement (et avec difficulté) en français, partiellement en allemand et qu'il l'a compris car il dispose de bonnes connaissances de cette langue. Il ne ressort toutefois pas du procès-verbal d'audience que le prévenu aurait donné son accord à cette façon de procéder.