D'autre part, le premier juge a donné acte au prévenu que certains fraudeurs n'ont pas été dénoncés par l'administration fiscale. Le témoin E. , entendu lors de l'audience du 5 juillet 1995, a en effet déclaré que l'administration fiscale ne dénonce pas au ministère public les cas où les revenus/bénéfices non déclarés seraient inférieurs à 100'000 francs. Le premier juge a, dans ces conditions, rejeté la requête du prévenu tendant à la production d'un rapport interne de l'administration fiscale concernant les enquêtes effectuées par le service des contributions et les raisons de cette limite.