Deuxièmement, les victimes, qui ont renoncé à porter plainte, n'étaient apparemment pas conscientes du fait que leurs déclarations à la police entraîneraient d'office l'ouverture d'une poursuite pénale. Elles semblaient au contraire craindre des représailles si elles parlaient (D. p.186-188, 244). On ne voit ainsi pas quel motif aurait pu les amener à mentir. Troisièmement, E.B. a été reconnu coupable de tentative de contrainte et de lésions corporelles simples pour avoir blessé à la main avec un couteau D. qui refusait de lui rendre 450 francs qu'elle lui devait. Cet épisode démontre sans conteste les moyens qu'E.B. est capable d'utiliser pour parvenir à ses fins.