Le plus souvent, l'état de l'auteur est rendu excusable par le comportement blâmable que la victime avait adopté à son encontre; il peut cependant être rendu excusable par le comportement d'un tiers ou par les circonstances objectives. En l'espèce, la Cour a retenu, au bénéfice du doute, qu'il était plausible que, rentrant à son domicile aux petites heures le 1er mai, le recourant a été interpellé par sa femme qui lui demandait des comptes sur son emploi du temps durant la nuit, d'une façon virulente peut-être. La Cour a toutefois estimé qu'il ne s'agissait pas d'un comportement blâmable, injuste de la victime.