En effet, selon un arrêt récent du Tribunal fédéral (ATF 119 IV 266), celui qui met son logement à la disposition d'autrui, afin d'y dissimuler des stupéfiants, ne fait pas que tolérer d'une manière passive le dépôt de ceux-ci; aussi n'agit-il pas seulement en qualité de complice, mais, en raison de son comportement actif, il se rend également coupable de possession sans droit de stupéfiants, en tant qu'auteur indépendant. Selon le Tribunal fédéral, la notion de possession au sens de la loi fédérale sur les stupéfiants implique un comportement causal, soit la provocation et le maintien d'un état de fait illégal.