La peine de 10 ans d'expulsion ferme prononcée par la Cour d'assises (p.28-29 du jugement) est conforme aux exigences légales, en particulier du fait que K. a gardé des liens étroits avec son pays. Ses parents y habitent et il y a conservé de nombreux amis. Son séjour en Turquie en 1992 démontre de plus qu'il peut donc maintenant librement y retourner, malgré son activité politique antérieure. Rien ne fait donc obstacle à une expulsion indéniablement justifiée par la gravité de la faute commise. 10. Mal fondés, les trois recours doivent être rejetés et les frais de la cause répartis à parts égales entre les recourants.