En matière de stupéfiants également, la faute doit être le critère principal. La nature et la quantité de stupéfiants en cause sont aussi des éléments d'appréciation. En revanche, des motifs de prévention générale ne sauraient à eux seuls justifier une aggravation de la peine (ATF 118 IV 342 - JT 1994 IV 69-70). Le fait qu'un agent infiltré soit intervenu doit entraîner une réduction de la peine à prononcer, car le rôle (actif ou passif) de cette personne influe sur la culpabilité de l'auteur, qui a eu de ce fait moins de difficultés à surmonter (ATF 116 IV 294 - JT 1992 IV 44; ATF 118 IV 115 - JT 1992 IV 138; Corboz, op.cit.