Cette motivation ne peut être admise face aux principes rappelés ci-dessus. Le premier juge fait bien état de la condamnation du 9 juin 1994. Rien n'indique toutefois qu'il en ait tenu compte pour n'infliger qu'une peine partiellement complémentaire lorsqu'il a condamné le recourant à 40 jours d'emprisonnement : l'expression "peine complémentaire" n'est nulle part utilisée et l'article 68 CP ne figure pas dans la liste des dispositions pénales appliquées (p.6 du jugement). Au contraire, il semble que, dans l'esprit du premier juge, cette condamnation soit venue s'ajouter aux autres antécédents du prévenu et ait constitué une circonstance aggravante. c)