pas abusé de son pouvoir d'appréciation. Elle était au contraire fondée à retenir que la cause de la mesure n'avait pas disparu, et qu'un risque de récidive persistait. Il résulte en effet du dossier que le recourant s'est rendu coupable de très graves attentats à la pudeur sur ses trois filles, durant de longues années. L'expert V. mettait en évidence, dans son premier rapport du 21 février 1991 déjà, le risque de récidive qu'il présentait en particulier vis-à-vis de ses filles; ce risque a été confirmé par L'Hôpital X. dans un rapport adressé le 1er juillet 1993 au médecin cantonal, puis plus récemment par l'expert dans son rapport complémentaire du 16 décembre 1993 (p.3).