Un copropriétaire ou un propriétaire en mains communes peut commettre un abus de confiance s'il trahit la confiance que lui accorde son partenaire (FJS 953, p.3); il a été admis que l'abus de confiance entre époux était possible (ATF 88 IV 15). Il ne peut toutefois être question d'abus de confiance que si l'auteur a employé sans droit la chose à son profit ou au profit d'un tiers. Savoir si l'auteur a agi "sans droit" est une question à résoudre dans chaque cas en tenant compte des rapports économiques et de droit privé existant entre l'auteur et celui qui lui avait confié la chose, ainsi que des usages. Les instructions violées peuvent être tacites (ATF 119 IV 127).