Une exemption de toute peine se justifie d'autant plus que, dans l'affaire déjà citée et jugée le 14 juin 1994, le conducteur a été libéré pour son accident à la hauteur de la rue Numa-Droz. Or, ce conducteur avait été surpris par l'arrivée d'un bus venant de droite, soit un véhicule qui avait encore le droit de descendre, comme chacun en avait le droit jusqu'au jour précédent. En d'autres termes, le conducteur venant de la rue Numa-Droz a commis une faute apparemment plus importante que celle de la recourante, puisqu'il devait continuer de regarder en amont, alors que V. ne s'est pas rendu compte qu'elle devait regarder également en aval, ce qui était nouveau pour elle.