Le tribunal a retenu qu'une consommation de 50 mg de méthadone, dose relativement élevée, conjuguée avec l'absorption d'un neuroleptique, lequel provoque un ralentissement psychomoteur, était de nature à provoquer chez le recourant un état incompatible avec la conduite d'un véhicule à moteur, ce d'autant plus qu'il avait consommé peu de temps auparavant de l'héroïne. Ces considérations sont confirmées, selon le tribunal de première instance, par le fait que le gendarme présent sur les lieux de l'accident a relevé que L. se trouvait dans un état d'égarement total, lequel ne pouvait être uniquement dû au choc émotionnel consécutif à l'accident.