Ainsi en est-il par exemple des courriers et de la réponse et demande reconventionnelle du 14 juin 2003. De l'avis de la Cour, les deux premiers éléments suffisent déjà à fonder une responsabilité solidaire des deux entreprises en cause, les autres éléments renforcent néanmoins cette assertion. En contresignant la lettre d’adjudication du 26 février 1998, les deux entreprises ont manifesté leur intention de s'associer – sous la forme d'un consortium – afin de réaliser les travaux et, par là même, se sont engagées à répondre solidairement des dettes contractées par l'une ou l'autre d'entre elles, conformément à l'article 544 al. 3 CO.