Le consortium est formé, comme tout contrat, par l’échange réciproque des manifestations de volonté concordantes. Il ne dépend d’aucune forme (Stoffel, op. cit., p. 34 s). D’après le Tribunal fédéral, il peut être conclu de manière tacite et résulter du comportement des partenaires, quand bien même ceux-ci n’auraient pas conscience de créer une société simple (ATF 116 II 707, cons. 2a ; 108 II 208, cons. 4). La conclusion du contrat d’entreprise est souvent précédée d’une offre commune, nommée consortium de soumission (Fellmann/Müller, op. cit., n. 245 ad art. 530 CO ; Gauch, Der Werkvertrag, Zurich 2011, n. 246).