En matière de construction, on parle de consortium lorsque le maître d’ouvrage conclut un contrat d’entreprise avec plusieurs entrepreneurs ensemble (Fellmann/Müller, in Berner Kommentar zum schweizerischen Privatrecht, Band VI, Berne 2006, n. 244 ad art. 530 CO ; Stoffel, Le consortium et ses problèmes, JDC 1989, p. 33). Le consortium est soumis aux règles de la société simple au sens des articles 530 ss CO, ce qui implique notamment qu’il n’a pas la personnalité juridique (Chaix, in Commentaire romand du CO II, Bâle 2008, n. 20 ad art. 530 CO ; Stoffel, op. cit., p. 34). Le consortium est formé, comme tout contrat, par l’échange réciproque des manifestations de volonté concordantes.