Ce comportement doit donc s’analyser, sans doute, comme un prolongement du conflit conjugal, dans lequel les fillettes étaient instrumentalisées et leurs intérêts clairement relégués à l’arrière-plan. De toute évidence, il convient donc d’éviter la reproduction de telles situations, mais le confinement des relations personnelles au point rencontre, tel qu’arrêté le 29 août 2013 pour une période indéterminée, constitue une mesure disproportionnée à deux égards : d’une part, elle restreint l’exercice du droit de visite à un cadre acceptable seulement si un danger concret pour le bien des enfants ne peut être détourné autrement (ATF 122 III 404, 408).