En l’espèce, les parties n’ont pas appliqué ces critères lors de la conclusion de leur convention de séparation du 1er mars 2010 puisque celle-ci stipule que les contributions d’entretien en faveur de l’épouse et des enfants ont été fixées en se fondant « sur des revenus mensuels nets du mari de l’ordre de 15’0000 francs (projection tenant compte de la modification du statut professionnel à partir du 1er avril 2010), répartis sur 12 mois, y compris les allocations familiales ». Ce n’est donc pas le standard de vie des conjoints durant la vie commune qui a été pris en considération, mais les revenus supputés du mari découlant d’un changement de statut professionnel coïncidant