C. Par requête en modification de mesures protectrices de l'union conjugale du 6 décembre 2012, adressée au Tribunal civil du Littoral et du Val-de-Travers, l'épouse a conclu à ce que la convention de séparation du 1er mars 2010 soit modifiée et à ce que son mari soit condamné à lui verser des contributions d'entretien mensuelles et d'avance de 3'300 francs, allocations éventuelles en sus, pour chacun des enfants et de 10'000 francs pour elle-même, dès le dépôt de la requête.