L'inexactitude des comptes était due à une erreur de calcul manifeste des deux parties et devait être rectifiée par l'interprétation de leur volonté concordante. Les parties s'étant mises d'accord sur une base de calcul, le résultat du calcul devait uniquement être examiné par rapport à cette base ; les erreurs devaient être corrigées en conséquence. Juridiquement, le résultat erroné adopté par les parties était "une dénomination inexacte (falsa demonstratio) qui, d'après l'article 18 CO, doit céder le pas à la réelle intention des parties", ce qui correspondait à la règle de l'article 24 al. 3 CO qui posait une règle de consentement.