Les époux A.-B. ont d’abord conclu, le 15 janvier 1954, un pacte successoral par lequel ils s’instituaient mutuellement héritier de l’ensemble de leurs biens, en prévoyant que, dans le cas où ils n’auraient pas de descendants communs, « le cinquante pour cent (50 %) des biens subsistant au décès du dernier d’entre eux, devrait revenir aux héritiers ci-après désignés de la famille A. et l’autre cinquante pour cent (50 %) aux héritiers ci-après indiqués de la famille B., étant bien précisé toutefois que le conjoint survivant n’aura aucun compte à rendre à qui que ce soit ». Ils ont fait dresser, le 16 juin 1954, un inventaire notarié de leurs apports respectifs, au sens de l’article 197a CC.