Le délai de vérification commence donc à courir au moment de la livraison de l'ouvrage. Le maître doit en vérifier l'état aussitôt qu'il le peut d'après la marche habituelle des affaires, et en signaler les défauts à l'entrepreneur, s'il y a lieu (art. 367 al. 1 CO). La disposition renvoie en premier lieu à l'usage régissant le délai d'examen d'un ouvrage du même usage, pour autant qu'un tel usage existe entre les parties, que celles-ci soient des commerçants ou non. A défaut d'usage, on retient le temps nécessaire habituellement à un maître diligent pour commencer et mener à bien son examen. Le critère légal doit être objectif (Chaix, op. cit., n. 9 ad art. 367 et références citées).