La livraison a lieu par la remise de l'ouvrage au maître ou, lorsqu'une tradition n'est pas possible, par un avis ad hoc au maître. Il y a livraison même lorsque l'ouvrage ne correspond pas totalement aux exigences contractuelles, par exemple s'il est entaché d'un défaut (ATF 115 II 456 A. 4, JdT 1990 I 308). En revanche, on ne peut parler de livraison lorsque l'entrepreneur remet au maître un aliud (Tercier/Favre, Les contrats spéciaux, 4e éd., n. 4414). Avant la livraison de l'ouvrage, les incombances du maître n'existent pas ; il n'a donc pas à rechercher des défauts qui apparaîtraient lors d'un examen de l'ouvrage en cours d'exécution (Chaix, in Commentaire romand du CO I, n. 7 ad art.