La modification d'une décision de mesures protectrices de l'union conjugale ou de mesures provisoires déploie ses effets pour l'avenir et prend en principe effet au jour de l'entrée en force de la nouvelle décision. Si les circonstances le justifient, le juge a le pouvoir d'accorder un effet rétroactif aux nouvelles mesures. En principe, cet effet ne peut remonter à une date antérieure à celle du dépôt de la demande de modification ; il n'est accordé qu'en présence de circonstances concrètes qui imposent une telle solution (Chaix, Commentaire romand du Code civil I, n. 6 ad art. 179 CC et les références citées ;