La partie qui réclame des dommages-intérêts doit prouver son préjudice ; si son adversaire conteste celui-ci, elle est tenue d’exposer en détail les divers faits sur la base desquels l’atteinte portée à son patrimoine peut être qualifiée de dommage au sens de la loi (Bohnet, CPCN commenté, 2ème édition, n. 1 à 3 ad art. 57 et les références citées). S'agissant des faits générateurs, celui qui invoque un droit en justice doit prouver – mieux, a le risque que ne soient pas prouvés – les faits dont la règle fait dépendre la naissance de ce droit.