Il n’est donc pas nécessaire de trancher la question de savoir si c’est à bon droit que la première juge a considéré que la preuve de cette intention n’avait pas été rapportée (voir cons. 3 ci-dessus, étant précisé que le ressenti subjectif de l’appelant ne semble pas correspondre avec l’intention décrite par ses supérieurs lors de leurs auditions). Par ces motifs, LA COUR D'APPEL CIVILE 1. Rejette l’appel. 2. Arrête les frais de la procédure d’appel à 25'000 francs et les met à la charge de l’appelant qui les a avancés. 3. Condamne l’appelant à verser à l’intimée une indemnité de dépens de 15'000 francs. Neuchâtel, le 1er février 2013