Par ailleurs, l'arrêt de 2003 ne postule pas que le simple écoulement du temps puisse être interruptif de causalité mais cherche, dans le but de fixer une limite raisonnable à la responsabilité civile, à déterminer le lien de causalité adéquate en se référant au cours ordinaire des choses et à l'expérience générale de la vie, appliqués ici à la durée nécessaire pour surmonter l'atteinte. En d'autres termes, la jurisprudence ne dit pas que la cause disparaît après un certain temps, mais que l'évolution moyenne vers une situation plus favorable peut en principe (« selon le cours ordinaire des choses et à l'expérience générale de la vie ») être attendue, approche que Thomas Probst semble