En l'occurrence, Y. a été cité à comparaître le 8 mars pour une audience fixée au 20 avril 2012. Il savait donc que le juge tiendrait des débats au cours desquels il aurait l'occasion de se déterminer sur la requête. Sachant par ailleurs qu'il ne se présenterait pas aux débats – il a même été mis au bénéfice d'une dispense de comparaître personnellement – il a eu tout loisir de prendre position par écrit avant la tenue de l'audience. Dans ces conditions, il ne saurait faire le grief au premier juge de ne pas avoir respecté son droit d'être entendu. S'il est resté muet dans la procédure, c'est par choix personnel et non pas parce qu'il aurait été empêché de s'exprimer par le juge.