En substance, l'autorité de première instance a considéré que selon toute vraisemblance, le mari avait l'intention de s'installer durablement en Amérique du Sud, de sorte qu'on ne pouvait obliger l'épouse à conserver une apparence d'union conjugale vidée de tout sens, aux yeux mêmes du mari. Exploitant en raison individuelle une entreprise de nettoyage, l'épouse avait été victime d'un accident le 15 septembre 2011 et s'était retrouvée sans ressources, son assurance ayant mis fin au versement d'indemnités journalières en janvier 2012, alors que ses charges indispensables, éventuelle charge d'impôts non comprise, représentaient mensuellement 2'315 francs en chiffres ronds.