Le 3 mars 2011, l'épouse a adressé au Tribunal civil du Littoral et du Val-de-Travers une requête de mesures protectrices de l'union conjugale, concluant notamment à ce que le domicile conjugal lui soit attribué, à ce que la garde du fils, alors mineur, des parties lui soit confiée et à ce que l'intimé soit condamné à contribuer à l'entretien de celui-ci et au sien par des pensions mensuelles et d'avance s'élevant respectivement à 900 francs, allocations en sus, et à 3'500 francs. Par réponse du 6 juillet 2011, l'intimé a conclu notamment à ce que la garde de B. lui soit attribuée et à ce qu'il soit fixé à la requérante un délai convenable pour quitter le domicile conjugal.