Se pose néanmoins la question de savoir si le contenu des documents est en adéquation avec la capacité de discernement de mineurs. Vu le contexte général, les lettres ne devraient pas être utilisées « uniquement comme témoignage de la volonté des enfants contre la question de l'attribution de la garde et du droit de visite », par quoi l'on croit comprendre que l'expert doute que l'avis exprimé soit celui d'enfants disposant de suffisamment d'autonomie et de discernement pour se déterminer en toute conscience et liberté sur la question. Quoi qu'il en soit, on l'a vu, l'avis des enfants est un des éléments à prendre en considération mais n'est pas le seul ni n'est absolument déterminant. b)