{"Signatur": "NE_TC_002", "Spider": "NE_Omni", "Sprache": "fr", "Datum": "2012-07-20", "HTML": {"Datei": "NE_Omni/NE_TC_002_CACIV-2012-52_2012-07-20.html", "URL": "https://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&WebServerUrl=&WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&OmnisLibrary=JURISWEB&OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&OmnisServer=JURISWEB,7000&Parametername=NEWEB&Schema=NE_WEB&Source=&Aufruf=getMarkupDocument&cSprache=FRE&nF30_KEY=5902&W10_KEY=1985053&nTrefferzeile=144&Template=search_result_document.html", "Checksum": "245fa145de4ed63c3c7983fca02b8e16"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CACIV.2012.52", "INT.2012.372"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour Civile, Cour d'appel 20.07.2012 CACIV.2012.52 (INT.2012.372)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Neuenburg  Cour Civile, Cour d'appel"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour Civile, Cour d'appel"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Neuchâtel  Cour Civile, Cour d'appel"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Divorce. 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A l'inverse, il a considéré que le père montrait une capacité éducative clairement réduite. Outre qu'il s'agit là d'une appréciation de spécialiste qu'il faudrait à la Cour de céans de bonnes raisons de ne pas suivre, on ne peut que partager ce point de vue. Alors que la mère, faisant bonne fortune à mauvais jeu, a pris le parti de collaborer avec les professionnels qui accompagnaient la famille au moment du placement en observation des enfants au Centre J., le père a pour sa part disparu durant pratiquement 8 semaines, refusant non seulement tout dialogue avec l'équipe d'accompagnement mais surtout d'être présent dans la vie de ses fils à un moment où, perturbés par la décision qui avait été prise et les changements qu'elle entraînait dans leur vie quotidienne, ils auraient eu le plus grand besoin d'un appui de sa part. Lors de la rentrée scolaire suivant les vacances d'été 2009, il a conduit ses enfants en classe à [...] alors qu'il savait qu'ils étaient attendus à [...], perturbant bien sûr le réseau scolaire mais aussi et surtout les deux garçons. Ces deux épisodes illustrent on ne peut plus clairement les difficultés, sinon l'incapacité de X. à distinguer le conflit conjugal et son rôle de parent, à séparer ses propres émotions de celles des enfants ou de leurs besoins, son propre vécu psychique de celui des enfants lorsqu'il est avec eux, selon ce que le Dr L. a mis en évidence. Ce dernier a également observé chez le père un fonctionnement psychique proche de la confusion, une rigidité vis-à-vis des choix des sujets dans les entretiens et une incapacité à adapter le sujet à son interlocuteur. Pour lui, le père ne protège pas les enfants de son propre vécu psychique.\nL'appréciation de l'expert rejoint par ailleurs les constatations qui avaient pu être faites auparavant par des assistants sociaux. Ainsi, l'une d'entre eux, chargée d'une enquête sociale, a noté que la mère s'était montrée adéquate dans la prise en charge des enfants, qu'elle ne les avait pas impliqués dans le conflit conjugal et qu'elle leur avait laissé leur rôle d'enfants. Elle donnait un cadre clair et sécurisant aux enfants, alors que le père était considérablement pris émotionnellement dans le conflit conjugal, ce qui l'empêchait de laisser sereinement de la place à la mère auprès des enfants ; dans ses propos et ses comportements, il enchevêtrait trop souvent les niveaux conjugal et parental. Deux autres assistants sociaux, dont la curatrice des enfants, ont relevé de leur côté que le parent fort et protecteur des enfants était leur mère. Le père montrait des compétences pour organiser des loisirs mais, par son attitude, il ne permettait pas aux enfants de vivre sereinement leur relation avec leur mère. La mère a donné un nouvel exemple de son sens des responsabilités dans son rôle de mère en décidant, devant les difficultés que posait aux enfants, spécialement A., sa cohabitation avec un nouvel ami, de renoncer à poursuivre leur vie commune pour ne plus habiter qu'avec les deux enfants seulement. Elle a ainsi, tout aussi concrètement que le père a montré des failles à cet égard, fait la preuve de sa capacité à faire passer l'intérêt de ses enfants avant le sien propre.\nc) Il apparaît, sur le vu des observations qui précèdent, de l'ensemble du dossier et de l'évolution des enfants au fil de la procédure, que c'est ainsi à juste titre que l'autorité de première instance a considéré que la mère présentait des qualités éducatives meilleures que le père et qu'elle saurait, en particulier, mieux préserver chez les enfants la relation que ceux-ci conserveraient avec leur père non-gardien, que ce dernier ne le ferait pour elle si la garde des enfants devait lui être confiée. C'est dès lors de manière conforme au droit, après avoir dûment apprécié la situation et l'ensemble des éléments à prendre en considération, que le premier juge a attribué autorité parentale et garde des enfants à la mère plutôt qu'au père. En tant qu'il conteste cette double attribution, l'appel n'est pas fondé."}