Dans sa réponse et demande reconventionnelle du 13 janvier 2010, l'épouse a notamment conclu à la condamnation du demandeur à verser une pension mensuelle et d'avance de 1'000 francs en faveur de chacun de ses deux enfants, allocations familiales en sus, jusqu'à la majorité ou la fin d'une formation ou d'études régulièrement menées, ainsi qu'une rente viagère de 1'980 francs pour elle-même. C. Par requête de mesures provisoires du 20 novembre 2009, Y. a conclu à la suppression de la contribution d'entretien en faveur de son épouse dès le 1er janvier 2010. Il faisait valoir que celle-ci était à même d'augmenter son taux d'activité et de réaliser un revenu mensuel net global de 5'000 francs.