Les échanges de mails figurant au dossier montrent clairement comment une séparation de caractère provisoire, décidée d'abord par l'épouse (voir le message du mari, du 16 novembre 2010), a pris au fil des semaines la tournure de « quitte ou double » d'emblée ressentie par l'épouse (voir son mail du 25 novembre 2010), en amenant le mari – qui indiquait le 25 novembre 2010 n'avoir « aucun doute que nous allons nous retrouver » – à la conviction qu'il ne reprendrait pas la vie commune, après avoir pris goût à la vie en solitaire et avoir fait la connaissance d'une autre femme.