D'une part, elle conteste que le tribunal exclue une reprise de la vie commune dans le futur. La simple déclaration de l'un des époux ne suffit pas à une telle conclusion et il ressort clairement des mails échangés à l'époque de la séparation que les époux la voyaient comme provisoire. Par ailleurs, même si les perspectives d'avenir du couple justifiaient de s'inspirer de l'article 125 CC, cela ne justifierait pas la prédominance accordée par la première juge au principe d'indépendance économique. Le mode de vie adopté par les époux dans la dernière décennie comportait une activité de l'épouse à 50 % au maximum.