Elle demandait l'attribution du domicile conjugal, où elle vivait avec sa fille, encore aux études. Institutrice à 50 %, elle déclarait un salaire mensuel de 3'094 francs, pour des charges de 4'727 francs, alors que son mari réalisait un revenu mensuel de 11'450 francs et assumait des charges indispensables de 3'933 francs. Elle en déduisait le droit à une pension mensuelle de 4'575 francs. Par réponse du 17 janvier 2011, le mari a souligné que l'initiative de la séparation venait de l'épouse et qu'il avait changé d'appartement pour lui rendre service. Vu le ton de la requête, il revendiquait l'attribution du domicile conjugal (ce à quoi il a renoncé à l'audience du 5 juillet 2011).