Les juges fédéraux ont considéré comme contraire à la jurisprudence relative à l'article 46 CO de se limiter à une comparaison entre les revenus réalisés avant et après l'accident. Il convenait au contraire d'examiner ce que le lésé aurait gagné dans le futur, en tenant compte d'un changement d'activité très vraisemblable en l'espèce. Il convenait donc de déterminer, ex æquo et bono, « la date à laquelle le recourant aurait, en l’absence d’accident, cessé son activité à [...], puis de déterminer le revenu qu’il aurait alors réalisé en contrepartie de son activité salariée à 75 % ».