Le 15 avril 2011, l'employeur a fait savoir à la prénommée qu'elle était considérée comme ayant abandonné son poste de travail dans la mesure où elle n'avait pas pris contact avec l'infirmier-chef et avait rendu ses blouses le 5 avril 2011. Par lettre de son assurance de protection juridique du 3 mai 2011, Y. a contesté tout abandon d'emploi et elle a déclaré être à disposition pour travailler de nuit jusqu'au 31 mai 2011. Elle a en outre contesté le congé qu'elle considérait comme abusif et a sollicité, outre le paiement de son salaire, une indemnité correspondant à trois mois de salaire, soit au total 9'800 francs.