L'atteinte à la personnalité au sens de l'article 328 CO n'est en effet pas constituée seulement par les faits qui ont entouré la restructuration du journal, mais par l'entier du complexe de faits, incluant aussi l'attitude de l'employeur durant l'incapacité de travail, et en particulier le licenciement prononcé en raison de l'absence durable du travailleur, qui était causée ou à tout le moins déclenchée par le comportement de l'employeur lui-même. Le licenciement prononcé pour le 30 novembre 2004 marque le point d'orgue d'une situation imputable à faute à l'employeur et qui, par le ressenti extrême qu'il a provoqué, reste en rapport de causalité naturelle et adéquate avec la perte de gain