Le premier juge a considéré que ce comportement était fautif et qu’il était causal (causa sine qua non) par rapport à la perte de gain futur du demandeur, mais aussi que cette incapacité future résultait de façon adéquate dudit comportement. 6. Se référant à un arrêt rendu par le Tribunal fédéral dans une affaire comparable à son avis (arrêt du TF du 23.10.2003 [5C.156/2003]), le premier juge a considéré que passé un certain temps, on peut attendre d’un travailleur qu’il surmonte l’épreuve et retrouve progressivement sa capacité de travail, même si l’on ne peut envisager un poste similaire à celui que le demandeur avait quitté.