F. Par jugement du 26 septembre 2011, le Tribunal régional des Montagnes et du Val-de-Ruz a condamné la société X. SA à payer 19'575.35 francs brut à l’intimée, dont à déduire 9'360.65 francs net, et à verser cette dernière somme, avec intérêts à 5% dès le 16 mai 2011 à la caisse de chômage Y2. Il a estimé en bref que la grossesse de l’intimée était établie (a posteriori) lors du congé donné le 29 juin 2010, et que dès lors ce congé était nul. Se référant à l’ATF 135 II 338 p. 349, il a considéré qu’il n’était pas abusif d’attendre plus de quatre mois pour annoncer une grossesse, mais qu’il incombait quand même au travailleur d’offrir ses services.