Ces tergiversations tendent à confirmer le recours à des prétextes pour s'opposer aux souhaits et projets du père. Ceci pourrait rester anecdotique si la naturalisation ne servait pas indubitablement – et en dépit de certaines croyances qui vont en sens contraire dans la population intéressée – les intérêts d'un enfant né en Suisse, qui n'a connu que ce pays et qui n'entretient avec son pays de nationalité qu'un lien occasionnel, fût-il celui des vacances ou de la parenté, rendant les perspectives d'une éventuelle intégration dans ce pays – qui n'est finalement que formellement celui d'origine – tout à fait précaires.