Par requête du 10 août 2011 adressée au Tribunal civil des Montagnes et du Val-de-Ruz, X1 et X2 ont sollicité la restitution du délai de répudiation de la succession de leur mère en faisant valoir qu'au vu de la décision de taxation précitée, rien ne leur permettait de soupçonner que cette succession comportait un quelconque passif. Par décision du 28 septembre 2011, la juge suppléante extraordinaire du tribunal civil a rejeté la requête en retenant en substance qu'une succession est taxée selon la déclaration remplie en général par les héritiers eux-mêmes, un tel document ne suffisant donc pas à conclure à l'absence de passif ;