Pour sa part, l'intimée admet que A. est désormais étudiante à Lausanne en précisant que celle-ci a « des racines à La Chaux-de-Fonds », qu’elle fait les courses et qu’il n’est pas sûr qu’elle se rende ensuite pendant un semestre à Lugano. Ainsi, même s’il n’est pas contestable que les filles du couple vont progressivement prendre leur indépendance, le premier juge pouvait, sans abuser de son pouvoir d’appréciation, considérer que leur intérêt à la préservation de leur environnement habituel constituait un critère de décision important pour l’attribution du domicile conjugal.