Il est dès lors très probable qu'elle ait été instrumentée par son mari, actionnaire unique et dès lors vraisemblablement seul administrateur de fait. De plus, cet acte de cession n'était manifestement pas dans l'intérêt de la société puisque, comme il sera démontré ci-après, aucune contrepartie n’était prévue (voir à cet égard ATF 127 III 332 cons. 2.1, 126 III 361 cons. 3.1, arrêt du Tribunal fédéral du 20.06.2003 [4C_136/2002] cons. 4 in fine). Quoi qu'il en soit, il faut retenir dans le cas d'espèce que les parties à l'acte de cession ont voulu créer l'apparence que cette cession était motivée et justifiée par une créance de X. à l'égard de W. SA.