Quant à la présentation d’un faux bilan qui l’aurait incité à investir des sommes importantes dans W. SA, il faut relever que, s’il n’est pas exclu, comme susmentionné, que dans certains cas la présentation d’un faux bilan ou le fait de donner des renseignements erronés dans le but d’amener quelqu’un à injecter du capital dans une société puisse constituer un dommage direct, il n’en demeure pas moins que le comportement reproché aux organes doit avoir joué un rôle causal dans sa décision de procéder à l’investissement (voir à cet égard notamment ATF 131 III 306, JT 2006, p. 61-62). Il y a causalité naturelle lorsque le comportement reproché, qu’il s’agisse d’une action ou d’une omission,